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Écrivain et peintre reconnue en Communauté Française de Belgique et au-delà,
auteur de plus de trente ouvrages de poésie, contes & nouvelles, romans, théâtre,
Monique Thomassettie
a été l'invitée des Journées Belges de Sarajevo en 2001
ainsi que des prestigieux Sarajevski Dani Poezije (Journées Poétiques de Sarajevo) en 2004.
Elle a développé de précieuses amitiés avec des écrivains de Bosnie et de Croatie, qui apprécient sa poésie de nature méditative et spirituelle, intégrée dans l'espace humain et la nature.
En décembre 2007, la prestigieuse revue littéraire croate Europski Glasnik ("Le Messager Européen") a publié en traduction dix poèmes extraits de son recueil "L'infrangible vision", à côté d'auteurs comme Nancy Huston, Roland Barthes, Jean Baudrillard, Tahar Ben Jelloun,  Ivan Illich, Dražen Katunarić, Michel Le Bris, Maurice Maeterlinck, Alberto Moravia, Cesare Pavese, Ezra Pound, Paul Ricœur, Manuel Vargas…

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Les doigts de chèvrefeuille de la nuit

poésie, 2007.

En première de couverture: "Appel", 1985, pastel de l'auteur
En quatrième de couverture: "Roses d'air",  2000, huile de l'auteur
86 pages.
ISBN: 978-2-930333-20-5
12 EUR

         

Extrait


                              Un lait bleuté
                              arrose les forêts
                              Gouttes de nacre
                              luisant et glissant
                              sur les feuilles pensives

                              Les doigts de chèvrefeuille de la nuit
                              dégagent un rêve
                              qui s'éveille à un énigmatique jour




Ce qu'ils en ont dit

Création poétique permanente.

Quel plaisir de retrouver la poésie de Monique Thomassettie !
Le végétal, la matière, la nature sont mis à l'honneur dans une poésie de mouvement et de création. Les mots s'entrecroisent pour donner naissance à des tableaux et esquisser des morceaux de vie en constante évolution, mais aussi en perpétuelle interrogation.
Ce que j'aime particulièrement dans les lignes de ce recueil et la belle poésie de Monique Thomassettie, c'est tout ce qui est suggéré et qui continue à se créer sous les yeux du lecteur alors que les mots sont posés sur papier et nous contemplent en silence. Les interprétations sont multiples et c'est ce qui constitue une des richesses du travail. Sans oublier les nombreux symboles disséminés ci et là et puis, en filigrane, tout au long du recueil, un beau message d'espoir, d'amour, un sentiment qui fait que malgré la gravité de certains poèmes, malgré tout ce qu'ils peuvent soulever dans les tiroirs cachés de la mémoire, il y a quelque chose qui pousse à aller de l'avant. Ce n'est pas une poésie de "bonne conscience", non, pas quelque chose qui dit que le monde est beau et qu'il faut s'aimer, c'est bien plus subtil; ce sont des mots qui aident à voir plus clair et comprendre que oui, la vie est là, à nous de la construire.

Sahkti, Zazieweb.fr


De roses, de chèvrefeuilles, d’avenir du monde et de spiritualité

Constitué de trois suites poétiques (« Ivresse de roses », « Les doigts de chèvrefeuille de la nuit » et « Améthyste élégie ») suivies d’un dialogue (« Rêve ») dont l’auteur nous dit qu’il a été imaginé à partir d’un rêve réel, ce nouveau recueil est un jalon de plus dans la mise en art de ses méditations, qui s’affirme depuis son premier ouvrage comme la voie spirituelle de Monique Thomassettie.
Une voie spirituelle ancrée dans la réalité du monde.
En première couverture, un pastel de l’auteur (qui est aussi peintre). Une femme accroupie semble y écarter de la main la prétention d’un monstre (ou s’agit-il d’un dieu, d’un tyran, de la pensée unidimensionnelle qui menace notre monde ?) à imposer sa loi. Aussi frêle que se sente l’auteur, aussi menacée, elle se veut libre. Une liberté qui se retrouve dans sa poésie, farouchement personnelle, fermement à l’écart des chapelles et des modes.
Ne fût-ce qu’oser le mot « rose », quasiment banni de la poésie française contemporaine après avoir été symbole poétique par excellence (et de l’être toujours dans nombre de poésies étrangères, moins soumises aux oukases ; il n’est pas étonnant que Monique Thomassettie, nous dit l’éditeur, soit appréciée en Croatie ou en Bosnie). A noter que ces roses évoquent aussi un tableau, "Roses d'air", repris en 4° de couverture.
Fusion de la méditation, de la sensualité, de la présence au concret du monde, mais dans ce qu’il a de plus subtil.
De plus menacé, aussi : et l’auteur de citer « l’Élégie contre les bûcherons de la forêt de Gastine », ce texte de Ronsard, oublié pour avoir été trop rabâché, qui nous semble aujourd’hui tellement prémonitoire.
Poésie animiste, animée, où se mêlent et s’appellent sensations et pensées, amour et angoisse, visions (au sens de : visionnaire) et prémonitions.
Poésie à la fois ample et intime, l’intimité de la perception ouvrant sur l’immensité de l’univers, l’immensité de l’univers éveillant l’intimité de la perception.
Dans le dialogue qui clôture le livre, l’homme créé par le rêve se matérialise et dialogue avec la femme qui l’a rêvé, dont il est émanation. Permanent court-circuit entre les diverses strates du réel et leur résonance dans celles de la création, entre les diverses strates de la création et leur résonance dans celles du réel.

Dinama, Critiqueslibres.com.


Sa poésie se situe entre réalité et imaginaire. Elle évoque la distance entre la plante et le nom de la rose. On passe continuellement d'un plan d'existence à un autre. Le monde a tendance à se modifier et à s'améliorer. Il y a, au sein de ce qui existe, comme un appel constant à la transcendance. Notre auteur ne recule pas devant la création d'un mot. Elle est audacieuse. Le lecteur se retrouve, grâce à la lecture, dans un monde en effervescence. L'auteur aime le dynamisme souterrain de l'univers.

Émile Kesteman, Nos Lettres.


La notion de passage, de transition, tient ici une grande place. Passage du règne végétal au règne animal, du présent à l'avenir (…) À l'image du chèvrefeuille, la pensée de Monique Thomassettie forme des tourbillons, s'involucre, se perd en efflorescences, et cela jusqu'à un véritable fusionnisme (…) La poésie se mêle à la nature jusqu'à ce que sa voix, presque, en devienne indistincte, en ces transitions qui se teintent d'angoisse (…)

Joseph Bodson, Reflets Wallonie-Bruxelles.


Toujours cette même quête spirituelle de Monique Thomassettie, autour du verbe et de sa symbolique… entre réel et imaginaire, songe et savoir, un univers personnel empreint d'une magnifique poésie de l'être intime… Un talent rare d'une grande richesse intérieure qui s'offre à l'Autre au gré de publications singulières, donneuses de clés pour mieux saisir le monde tout d'originalité de l'auteur… Soulignons la beauté des peintures qui ornent la couverture… Le recueil se révèle objet d'art à part entière, mots et images se répondant pour un dialogue foisonnant d'inventivité et d'intelligence…

Nathalie Lescop-Boeswillwald, Les Amis de Thalie.


Les chemins de veille de Monique Thomassettie

“L'insaisissable est appel”

Dans son dernier livre de poèmes, Monique Thomassettie conforte son ondoyante personnalité poétique. Sans nous le dire vraiment, elle propose au lecteur de se soustraire à toute approche normative pour entrer dans sa propre dimension lyrique. En cela, elle se montre explicite et à vrai dire, il n'y a pas pour elle de démarche de substitution. Le rituel d'entrée implique donc un effacement de toute référence et c'est fort bien ainsi : "Mon recueil est celui de. passages... / Passage du rêve au réel... /  Passage du réel au rêve... / Passage au rêve à un autre rêve... / Passage du réel à un autre réel." Voilà pour le projet. Quant à la manière, elle s'inscrit naturellement dans la structure mentale : "Le passeur s'appeîle ici: Métaphore. / Plus démonstratif, il est : Mythe. / Le passage est au cœur de l'esprit." On ne saisit jamais une telle écriture; on l'approche mais on ne peut la dissocier du rêve qui l'articule. Ici, tout est
nébuleuse et toute image est volatile. La sensibilité insigne (exquise) de Thomassettie sinue en permanence entre les lignes : "Pulpe d'esprit / au bout des doigts". Chaque évocation prend la forme d'un espace aux contours incertains et l'espace ainsi créé glisse lui même dans de nouvelles représentations. C'est peu dire que le rêve est chez Thomassettie une poche de naissance ; il ébauche au fil des pages une portée de ballons qui explosent dès lors qu'on tenterait de les saisir. Ainsi, le glissement sémantique du chèvrefeuille : "Chèvre et feuilles ? / Chèvre au lait bleuté / nourrice mythologique / Feuilles / éléments d'un arbre, mieux ; / d'une forêt". Sourcière venue du Moyen Age (ou de quelle autre improbable époque?), Monique Thomassettie revisite la beauté, les eaux, la mer, le miroir, avec une réelle capacité de "réinvention" et d'émerveilîement. Ici et là, l'auteur atteste sa méfiance à l'égard de l'homme et de l'univers des lignes claires :  "Le mouvement marin / nous relie à la Lune / Hiboux et chats / et animaux nocturnes / savent-ils mieux que nous / ce lien?" Malgré lui, le lecteur se retrouve mobile agité par les sources et les feuilles dans Pelléas et
Mèltsande, instruit par les jardins et le passage des saisons, inapte à peser son poids d'idées dans le monde qui rêve... Le poète qui se déclare "ivre" de rosés, capte "l'enchevêtrement fruité" des jardins et multiplie les glissements de l'abstrait au concret. Il y a là, dans ce lacis d'odeurs et de couleurs, entre les clairières d'Alice et les sortilèges des chansons de toile, un charme qui vient peut-être de la suggestion et - ou - de l'illusion : "Qu'importe l'objet / pourvu qu'on coure après, / me disent l'air de rien / les narcisses".

Michel Joiret, Le Non-Dit.


L'auteure, peintre par ailleurs, aime la métaphore et en peinture, ce serait, il me semble, la couleur. À apposer au réel.
Dans une poésie toute de tendresse et d'esthétique, elle ombre d'un air bleu le temps, l'espace de son chant.
Elle désire enluminer un réel pour mieux le rêver...
Le regard est certes aussi important et elle en dégage toute une lumière de transparence. C'est finement ciselé...

Philippe Leuckx, Bleu d'Encre


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