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Née à Bruxelles,
Françoise Pirart
est l'auteur de
romans et recueils de nouvelles.
Elle a obtenu plusieurs prix littéraires (Prix Hubert Krains, Prix Gauchez-Philippot, Prix Marguerite Van de Wiele, prix de la Bibliothèque centrale du Hainaut)
Elle est également traductrice et anime des ateliers d'écriture dans des centres culturels, des associations, des établissements scolaires et des maisons de retraite.

Pirart

La Grinche
Couverture :
© Alain Maury

La Grinche

Roman, 2009
(réédition)

108 pages.
ISBN: 978-2-930333-24-3
14 EUR

Dans les années 1950, La Grinche, jeune handicapée, vit dans un petit village reculé avec sa grand-mère, la Vieille. L'apparition d'un inconnu venu de nulle part va faire naître la rumeur et provoquer dans ce coin paisible des événements qui réveillent les mémoires volontairement assoupies. Un viol, un meurtre ancien… Le passé ressurgit brutalement. La Grinche et l'inconnu nouent une relation complexe et forte dans cette véritable tragédie rurale.

Ce roman a obtenu le Prix Gauchez-Philippot


Extrait


" En équilibre sur la jambe gauche, la droite pliée talon contre fesse, la Grinche sautilla jusqu’à la porte. Un sourire de guingois éclairait son visage ingrat. Un peu de mousse blanche brillait entre les dents. Les yeux, curieusement étirés, fixaient le sol. Les mains agrippaient d’antiques sabots qu’elle cognait l’un contre l’autre.
« Deuce. Quat’. In. Tois », scanda-t-elle très haut, toujours sur un pied.
Elle ne connaissait que quatre chiffres, un, deux, trois, quatre, qu’elle mêlait au gré de son humeur. Elle les avait entendus un jour puis elle les avait répétés, parfois dans l’ordre lorsque le hasard venait à son secours.
La Grinche. L’avait-on affublée de ce surnom étrange parce qu’elle grinçait des dents quand elle était en colère ou pour une toute autre raison ? La Grinche était une créature à part, une sorte de monstre au passé mystérieux, trop lourd pour son esprit tordu et son corps déformé. "

Ce qu'ils en ont dit


Un roman campagnard qui réunit avec subtilité tous les ingrédients traditionnels du genre : rumeurs, médisances, diableries, secrets collectifs et conspirations du silence... Sans se complaire dans les excès bêtifiants de la « couleur locale », le texte sonne juste et met en scène, aux côtés d'une redoutable vieille garce, le personnage d'une handicapée mentale qui ne détonnerait pas dans un récit de Jules Renard ou de Maupassant…

Le Vif – L'Express

Un roman qui remue le passé. Passé d'un village accroché à ses traditions. Passé d'une famille réduite à plus grand-chose. La souffrance est passée par là, et le meurtre peut-être. Une menace sourde rôde. Un lourd secret pèse sur les pensées de la Vieille. Sa petite-fille la Grinche, enfant débile, n'en saisit sans doute pas grand chose. Mais quand le déserteur s'installe au hameau, les douleurs enfouies se réveillent.
Plaçant son histoire dans un monde rural replié sur lui-même, l'auteur belge travaille aussi ses phrases dans le sens des enfermements. Elle cueille des mots d'hier, sabots de bois ou chevaux de trait, pour marquer son récit. Elle resserre aussi ses effets et va au cœur d'une tragédie, sans oublier les détails qui ancrent la fiction.


Pascale Haubruge, Le Soir.

Un petit village perdu. Un secret gardé depuis plus de seize ans. Une jeune fille handicapée, la Grinche, une vieille femme dure et tyrannique et, soudain, dans cet univers fermé, l'apparition d'un jeune homme qui bouleverse tout et qui ramène dans le présent les démons du passé. Ce nouveau roman de Françoise Pirart est bien mené, bien écrit ; l'auteur maîtrise remarquablement son sujet, crée une atmosphère ensorcelante, donne à ses personnages une force étonnante et offre à son lecteur une intrigue dont il ne sort pas indemne. Françoise Pirart décrit avec un réalisme étonnant une histoire empoisonnée et réussit le pari difficile de faire vivre sous sa plume un petit village et ses habitants, avec leurs habitudes, avec leurs a priori, avec leurs ombres et leurs secrets. Un roman remarquable de justesse et de cruauté.

Frank Andriat, Réflexions

Les scènes de vie campagnarde, la psychologie et le comportement des héros, leur langue drue et souvent truculente, le déroulement de l'intrigue rapprochent le récit de François Pirart du roman paysan, de ces histoires étranges aussi qu'on racontait naguère ii la veillée. Un ton si naturel à tout cela que l'on croirait l'auteur. bruxelloise pourtant, issue de ce milieu rural si justement décrit. Avec le charme supplémentaire qu'aucun épisode n'est « téléphoné » et que l'intérêt du lecteur s'en trouve soutenu jusqu'à la dernière page.

France Bastia, La revue Générale.


Présentation par Gwendoline Menassa sur les ondes de Radio-Campus (émission "La conspiration") le 14 août 2012.








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