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Après des études de droit à l'Université Libre de Bruxelles,
Martine Rouhart
 
est devenue juriste dans une compagnie d'assurances. Outre des articles de nature juridique, elle publie depuis 2010 une œuvre littéraire (tomans, poèmes, nouvelles, récits) qui a retenu l’attention de la critique et des lecteurs.

Martine Rouhart

Les ailes battantes


LES AILES BATTANTES

Récit, 2021
68 pages
ISBN : 978-2-8070-0305-7 (livre imprimé) – 978-2-8070-0306-4 (PDF) – 978-2-8070-0307-1 (EPUB)
10,00 EUR
Préface de Philippe Remy-Wilkin

Le cancer. Le monde vacille, se teinte de couleurs incertaines. Pourquoi cela m'arrivait-il, pourquoi moi ? La souffrance réclame son lot d'explications mais parfois, il n'y en n'a pas.
Depuis, les mots me tiennent lieu de mémoire et de guide, ce sont eux qui me font avancer.
Ce récit, écrit comme un journal de bord, dans l’urgence de l’instant, est un appel à la vie, un message de joies toujours possibles, un petit pas vers une certaine sérénité.
Un chemin de réflexion personnel et spirituel face à la maladie…
Au-delà de l’émotion suscitée par le témoignage, il y a une écriture fluide, vive et inventive. Et un élan philosophique. Martine Rouhart conjugue ambition et humilité, acceptation des limites et volonté d’aller plus loin, mais elle pare sa pensée d’atours poétiques. […] Il y a du traité moral dans cet opuscule qui conjugue délicatement le fond et la forme, qui ravit le cœur et l’esprit, déroulant ses tapis d’émotion, de tonicité et d’humanisme. (Philippe Remy-Wilkin)



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6,49 EUR
À partir du 1er décembre



Extrait


De légères bouffées m’étourdissent, chaudes et déjà familières. Dans la salle de bain, je me retiens au bord de l'évier. Profondes respirations. Juste attendre que passe la vague. Je souris, je me souris. Sourire timide au miroir, bienveillant. Ce crâne si lisse…
Une brise fraîche s’engouffre par la fenêtre en même temps que la rumeur du petit jour.
La vie est partout, brève mais insistante, intense, insouciante. Elle est en moi aussi, pressante.
Non, ma vie ne tient pas qu’à un fil. Chaque jour, chaque minute, je tresse consciencieusement un cordage qui doit résister à la puissance de forces contraires.
Dur et rugueux, il est forgé de résolutions, d’acceptation et d'une part de résignation. Il est aussi parsemé de perles et de roses, assoupli par l'attention et la douceur de ceux que j’aime, sans quoi le fil, tendu à l'extrême, risquerait de se rompre. Je les accueille avec une gratitude infinie.
S’il y a une seule consolation, je la trouverai.




Ce qu'ils en ont dit

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Placé sous une magnifique citation de Philippe Jaccottet d’un positivisme total, le dernier livre de Martine Rouhart va pourtant nous entraîner dans la terrible épreuve de la maladie de l’auteure : le cancer. L’écrivaine nous a de nombreuses fois dans ses romans amenés à juger de personnages pris dans des intrigues qui les dépassent, les laissent juges d’eux-mêmes, et se voient obligés de prendre des décisions sans jamais, malgré la gravité de la narration, perdre leur sens humain. Ici, aucune fiction, aucune construction romanesque, aucune invention. Nous nous trouvons au cœur de la réalité la plus plate ; malgré tout, la beauté de l’écriture de ce court texte va le faire échapper à tout dolorisme. Le violoncelle de Bach sourd de mes écouteurs, nous savons par de simples touches comme celle-là que nous n’allons pas assister à un combat contre la maladie, mais à une aventure intime où, nous, le lecteur avons notre place. Rédigé sous forme de textes séparés comme on le ferait dans son journal intime, le livre finit par former un ensemble cohérent où une personnalité attachante et riche se dessine. Si le terme autofiction ne peut être retenu, car il sous-entend une part d’invention, on sait qu’un récit autobiographique n’est jamais en total accord avec les faits ; on ne peut éviter les oublis, volontaires ou non, les légères trahisons qu’impose l’écriture — en effet, comment transcrire, même si on se fait l’aveu de la totale franchise, certaines douleurs ou joies qui font partie du domaine de l’indicible — et, de toute façon, nous n’avons nullement envie, devant la justesse de ce texte, d’en savoir plus ou d’en vouloir plus. L’expérience relatée ici remonte à 2009 et la première version écrite sans doute à la même époque. Une relecture et une réécriture a permis d’affiner le texte et le mettre en regard de l’œuvre d’une écrivaine maintenant accomplie. Le livre nous est livré avec une préface de Philippe Remy-Wilkin qui introduit par son analyse le texte qui va suivre, mais que l’on peut aussi relire après-coup pour en savourer toute l’intelligence. Préface qui, maintenant, fait partie intégrante de l’ouvrage.
Mais laissons à Martine Rouhart le dernier mot : En moi, j’ai fait un pas de plus.

Carino Bucciarelli, AEB.

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De l’expérience et de la connaissance de la douleur est né ce livre.
Comment sortir de soi tout ce travail de conscience et de sensation, quand la maladie révélée et soignée heurte sans cesse le corps et que l’âme se met elle à approfondir son chemin ?
Martine Rouhart a fait la douloureuse expérience de cette longue maladie, « saleté de cancer », en 2009 et a souhaité en conserver le récit au jour le jour des traitements et de son appréhension (philosophique) de sa nouvelle existence.
Dans cette quête d’un nouveau soi – ébranlé, fragilisé –, l’auteure a trouvé des refuges : cette capacité foncière à ne pas dénier le destin, à ne pas flancher quand la pensée positive peut se nourrir de tout ce qui est présentement offert à sa figure « lisse », à son esprit, à sa vie. C’est l’observation lente et mesurée du jardin, la présence des livres de philosophie, celle des amis et proches.
Dans une volonté de tous les instants, l’esprit s’accroche à un agir qui puisse accueillir le beau comme le grave, les nouvelles sensations, qu’elles soient pénibles ou délicates.
Ce travail de forage intérieur – qui puisse ressourcer – est hautement spirituel et créateur ; et éthique, par sa mesure précise de tout ce qui lui tombe, à cause de la maladie.
En vingt-trois chapitres (récit et poèmes), Martine Rouhart nous rappelle les étapes de sa survie, de sa vie recréée, dans une langue sans apprêt, toujours apte à délivrer la nudité des réflexions et des sensations.
Le temps y a son importance et il n’est pas inutile de suivre cette temporalité tissue d’hôpital et de regain, tissée des mots d’une expérience fondamentale. L’auteure ainsi rejoint les témoignages insignes d’auteurs accablés et qui ont retrouvé force et énergie.
« De la connaissance de la douleur » pourrait être le titre de ce récit prenant, bref et juste, d’un combat éthique contre les forces du découragement.
Aucun pathos ne vient corriger la tenue haute de cette écriture morale, qui s’éclaire progressivement.
Un beau livre.

Philippe Leuckx, Nos Lettres.


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Présentation par Philippe Remy-Wilkin et Jean-Pierre Legrand dans l'émission de Guy Stuckens "Les rencontres littéraires de Radio-Air-Libre".



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Le cancer est là et fait vaciller toute une sphère privée. L’avenir se teinte de couleurs grisâtres et incertaines. Une épée de Damoclès pèse au-dessus de la personne diagnostiquée atteinte du crabe. Les questions fusent également. Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait ? L’inquiétude se métamorphose en souffrance, avec son lot de pressions journalières. Les médecins doivent expliquer, mettre des mots sur ce mal sournois et invisible. Normalement ! Au-delà de l’émotion suscitée par le témoignage de Martine Rouhart, ce livre se veut le journal d’une lutte au quotidien, chargé d’une puissance émotionnelle authentique, servie par des mots d’une réelle justesse et des élans philosophiques. Loin des clichés, l’auteure parle d’elle sans fards et sans se décrire comme victime. Son sort est son lot devenu omniprésent. Plutôt que de s’apitoyer, elle a décidé de relever la tête et de nous montrer le chemin de l’espoir, celui qui la porte, qui lui permet de respirer et d’espérer. On trouve des valeurs morales certaines dans ce petit volume qui conjugue le fond et la forme, qui ravit l’esprit et le cœur, qui déploie sa voile d’humanisme et de tonicité pour se présenter tel un livre de courage bon à lire en situation de crise.

Sam Mas, Bruxelles Culture

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La femme qui marchait dans sa tête
Le nouvel opus de Martine Rouhart se présente sous la forme d’un journal de bord divisé en vingt-trois tableaux. L’autrice nous y relate un fragment de sa vie réelle, lorsqu’elle a dû se battre contre un cancer il y a quelques années.
Habitée par la volonté de partager l’impartageable et d’écrire pour ne pas oublier, Martine Rouhart nous fait part de ses réflexions sur sa vie bouleversée suite à une retraite forcée chez elle. Alors que tout un chacun continue de vivre son quotidien, elle s’isole loin des bruits du monde afin de se retirer à l’intérieur de soi, là où les pensées et les émotions se bousculent, envisageant la maladie comme une chance de s’enrichir et de se recentrer sur l’essentiel.
Obligée de mettre au repos son corps rendu impuissant par la chimiothérapie, Martine Rouhart a décidé d’accepter stoïquement le cancer sans se lamenter ou nourrir de ressentiment. Elle s’attelle alors à une introspection exigeante où elle s’octroie tout de même une certaine clémence sans complaisance. Son désir d’authenticité et sa volonté d’avancer témoignent d’une belle lucidité sur la vie et lui offrent par la même occasion la possibilité de savourer avec joie les petits moments de bonheur du présent.
L’intérêt de ce court récit réside essentiellement dans le changement provoqué par la maladie sur le point de vue de l’autrice sur la vie et elle-même. Face aux incertitudes qui l’assaillent et à l’espoir prudent qui la taraude, elle a pris le parti de vivre pleinement la vie sans savoir de quoi sera fait le lendemain.
La vie est partout, brève mais insistante, intense, insouciante. Elle est en moi aussi, pressante.
Non, ma vie ne tient pas qu’à un fil. Chaque jour, chaque minute, je tresse consciencieusement un cordage qui doit résister à la puissance de forces contraires.
Dur et rugueux, il est forgé de résolutions, d’acceptation et d’une part de résignation. Il est aussi parsemé de perles et de roses, assoupli par l’attention et la douceur de ceux que j’aime, sans quoi le fil, tendu à l’extrême, risquerait de se rompre. Je les accueille avec une gratitude infinie.
S’il y a une seule consolation, je la trouverai.

De temps en temps tourmentée par les craintes et le vertige du vide, elle sort de l’ornière, systématiquement guidée par le désir de lumière. Une belle occasion d’envisager ses difficultés avec philosophie et d’avancer le plus sereinement possible sur son chemin.
Lorsque rien ne nous est finalement octroyé, c’est la désolation qui l’emporte, la conscience aiguë, infantile, d’un abandon total et définitif. Et cela nous apprend que trop attendre est illusoire. Si l’attente est comblée, le malaise est annulé d’un coup et une immense lumière jaillit, aussi déraisonnable que l’était la tristesse. L’on s’étonne alors d’avoir tant douté. Et enfouit au plus profond de soi que le combat sera à recommencer au gré des prochaines espérances ; fuite en avant, piège dévastateur…
Le chemin n’est pas facile et je ne suis pas certaine d’atteindre un jour une quelconque sagesse sur ce plan-là.
Les ailes battantes, un récit qui jette des ponts entre les cœurs.

Séverine Radoux, Le Carnet et les Instants.

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Courage et résilience
J’ai connu Martine dans les vers d’un recueil de poésie avec lequel elle peint « un monde où seules la musique et la lumière éclaireraient le vol des oiseaux, des oiseaux comme des colombes de la paix, des oiseaux pour égayer un monde qui serait trop calme dans la seule lumière du silence… ». Jamais après cette lecture irénique, je n’aurais cru qu’elle avait traversé une bien pénible épreuve, qu’elle avait dû batailler ferme contre un mal implacable. Il a fallu que je lise le récit qu’elle a écrit dès 2009 mais qu’elle vient seulement de publier grâce à l’intervention de Philippe Remy-Wilkin, préfacier de cette édition, pour apprendre le long combat qu’elle a su verbaliser pour mieux le vivre et peut-être aussi pour le gagner.
Elle aurait pu écrire cette lutte comme elle écrit ses poèmes, elle l’a mis en forme dans des textes courts qu’elle a rassemblés pour en faire un récit biographique, peut-être l’évocation de la partie la plus importante de sa vie. Quand elle parle du mal dont elle est affectée et qu’elle doit combattre, elle a beaucoup de mal à le nommer, il faut attendre de nombreuses pages avant de se convaincre qu’elle a bien été atteinte d’un « cancer », ce mal terrible dont on redoute tellement que la médecine l’évoque quand on consulte. Ce cancer qui semble tellement l’inquiéter, elle apprend à l’apprivoiser pour mieux l’accepter et surtout mieux le combattre. « La maladie, il faut bien l’accepter. Mais si je peux y voir certains jours une chance, un moyen de m’enrichir, de me rapprocher des autres, de me dépasser… ».
« Des angoisses dans la tête / épaisses comme la nuit, / une sensation de vide qui me tire vers le bas, / la vie qui s’échappe trop vite / tel du sable dans mes doigts ». La poésie est aussi une arme pour dire le mal et ensuite le défier. Martine est une maîtresse en la matière. Le combat et surtout Montaigne vers qui elle revient sans cesse, lui ont appris la résilience, cette arme qui permet d’accepter pour mieux se défendre. Mais le combat c’est aussi les autres et tout ce qu’ils peuvent apporter, même si in fine on se retrouve seul au moment crucial où la vie peut basculer, Martine le dit clairement : « Je suis convaincue que l’écoute et le partage, la générosité et la gratitude peuvent alléger nos fardeaux. / Il n’empêche, il reste la solitude de l’impartageable ».
Avec la musique de Bach, son autre fidèle compagnon de douleur, elle a découvert dans les pensées de Montaigne des raisons de croire en la guérison et d’espérer voir un jour le bout du tunnel même s’il faut régulièrement repasser un angoissant examen et vivre avec une certaine crainte au ventre. Elle croit comme le philosophe l’a écrit que : « Les maux (aussi) ont leur vie et leurs bornes, leurs maladies et leur santé ».
Martine nous offre un texte plein de délicatesse, de courage et de résilience pour lutter en espérant vaincre un mal qu’on ne nomme encore qu’avec une grande inquiétude dans la voix et une grosse boule dans le ventre. Sa lecture pourrait être un début d’espoir pour ceux qui sont hélas atteints de ce mal implacable qu’il faut, comme Martine, toujours espérer vaincre.

Denis Billamboz, Critiqueslibres.com et mesimpressionsdelecture.unblog.

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En 2009, Martine ROUHART apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. S’ensuivront huit mois de traitement qui aboutiront à une rémission complète de la maladie. C’est l’expérience de l’irrévocable, de la vulnérabilité d’une existence et de ce qui la fonde, à l’aune de sa possible disparition
Là où de nombreux ouvrages sur le sujet rapportent par le menu les traitements subis comme les souffrances corporelles et psychiques endurées, sans les minimiser, Martine Rouhart n’en fait pas le cœur de son récit.
Son propos est plutôt de prendre du recul et de tirer leçon de ce qui lui arrive, au fil des semaines, en s’appuyant sur la lecture de ses penseurs préférés (Montaigne, Nietzsche, Confucius, les philosophes stoïques), sur l’écoute de Bach, sur l’affection de sa chatte Froufrou et de quelques proches, en ralentissant son mode de vie, en se prêtant davantage à la contemplation et en s’adonnant à ce qu’on pourrait appeler la pleine lecture.
« Se plonger avec volupté une journée entière dans un bouquin de philosophie, méditer à loisir sur chaque phrase et sur l’évolution de son âme […] »
Et au plus fort de « la solitude de l’impartageable » et de la perte de repères, le souci, comme un sursaut salvateur, d’une ouverture, d’une attention différente aux autres.
Ainsi, écrit-elle, « j’ai fini par devenir mon amie ; senti un souffle me porter vers les autres. »
Sans embellir les choses ni s’afficher plus forte qu’elle n’a été, elle rend surtout compte de ce qui va l’augmenter et non pas la diminuer, mentalement, face à la maladie.
« Je sais bien que l’horizon est voilé de brumes. Qui pourra me convaincre que la bête est anéantie. […] Je finis toujours par écarter ces pensées, échardes douloureuses qui ruinent mes moments apaisés. »
Une des scènes fortes du livre vient quand un médecin lui confirme le diagnostic redouté.
« Je me souviens que mon regard se fixait avec obstination sur le faîte dénudé de l’érable où perchait, immobile, un grand oiseau.
Moment interminable. Et, puis, d’un coup, tout s’est comblé de solitude. Il a commencé à pleuvoir doucement au fond de moi […] »
Viendra bientôt la décision de se consacrer, à côté de sa pratique de l’aquarelle, à l’activité qui lui ressemble le plus et à laquelle elle va laisser libre cours : l’écriture.
« Ecrire comme on s’attelle des ailes pour prendre de l’altitude et mettre une distance avec ce qui désole. Pour faire rempart à toutes les heures délaissées par le bleu. […] »
Ecrire, n’est-ce pas s’incarner diversement, dans un texte, puis un livre, tout en gardant prise sur le réel, mais en le transfigurant, en l’essentialisant ?
Au prix d’une terrible épreuve, Martine Rouhart a réussi à maîtriser et à affermir son corps aussi bien que son âme en « vivant davantage sous la conduite de la raison ».
Martine Rouhart a bien fait de vouloir faire lire au plus grand nombre ce récit de vie, d’abord réservé à ses proches et narré dans une belle langue. Il servira à celles et ceux qui seront atteints d’une maladie grave, d’un sérieux revers de fortune, à leur permettre de tenir tête, puis, « en cherchant un sens plutôt qu’un but » à leur vie, à engager leurs forces vitales dans la voie qui servira le mieux leurs aspirations profondes.
Sept ans après les faits relatés, elle écrit : « On ne vit jamais autant que lorsqu’on pense énormément. »
Une belle phrase de fin de chronique, tirée d’un livre qui en contient beaucoup, pour commencer à vivre autrement mieux.

Éric Allard, Les Belles Phrases

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C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de Martine Rouhart, même si, ici, elle n’emmène pas ses lecteurs dans une fiction divertissante, mais dans un témoignage.
Tout va bien dans votre vie, vous vous sentez bien, vous passez de temps en temps un examen de routine, et puis, un jour, le couperet tombe : le crabe s’est insinué en vous et vous dévore, petit à petit, de l’intérieur.
C’est ce qui est arrivé à Martine Rouhart qui nous raconte son parcours, sa lutte pour la vie, les conséquences de cette maladie si courante maintenant sans tomber dans le pathos, sans larmoiement, sans s’apitoyer sur son sort. Ce n’est pas un livre triste. C’est un livre positif, écrit avec toute la sensibilité de Martine que je connais bien maintenant, à travers ses écrits. (Chaque jour, elle publie des petits poèmes sur sa page FB.)
Un livre qui peut aider tous ceux qui ne vont pas bien et qui trouveront ici le courage de se battre.

Philippe Dester, cdubelge.eklablog.com

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Cet ouvrage relate sur le vif la traversée d’une épreuve douloureuse. Apprenant qu’elle est atteinte d’un cancer, Martine Rouhart, au lieu de céder à l’angoisse et de se lamenter sur son sort, s’efforce d’exprimer avec lucidité, presque au jour le jour, les émotions et les pensées qui la traversent. Elle choisit d’écrire, de puiser au fond d’elle-même pour y trouver les mots les plus justes. Ce récit, au présent, est d’abord la tenue d’un journal de bord, où les réflexions sur la vie et la mort ne semblent avoir pour fin que de lui permettre de rester en alerte, de regarder vers l’avenir et de dominer sa souffrance pour survivre. Elle lit les philosophes, notamment les Stoïciens, Montaigne et Nietzsche, ceux qui nous enseignent, par-dessus tout, à rester maîtres de nous-mêmes. Les maladies, se dit-elle, ne sont peut-être que « les essayages de la mort ». Ces « ailes battantes », que mentionne le titre, ces vacillements sont bien ceux d’un oiseau blessé, mais qui cherche à s’envoler. « J’abrite en moi / un frisson d’ailes », écrit-elle en exergue de son témoignage. Une fois l’épreuve surmontée, Martine Rouhart (dont nous avons plusieurs fois, ici même, publié des poèmes) aura finalement trouvé sa voie : écrire ; écrire des romans et surtout des poésies. Écrire pour exister et pour célébrer la vie. Voici un livre d’une belle écriture et d’une étonnante sincérité.

G. M., Poésie Première

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C'est un témoignage que nous livre Martine Rouhart sur une expérience de vie, la sienne. 
Découvrir que l'on souffre d'un cancer, que le traitement à subir sera lourd... traverser ses épreuves et en sortir plus forte.
Martine a consigné ses émotions dans un carnet de bord durant sa maladie, dans l'urgence, de manière intime comme un appel à la vie !
Sa langue est poétique, son message positif, émouvant.  Elle se confie à nous, cherchant des joies et des raisons d'avancer.  C'est émouvant.  C'est tour à tour l'impuissance, la révolte, l'acceptation, la solitude, l'envie de crier, de pleurer, l'angoisse que la maladie ne s'étende ailleurs. 
Le repli sur soi, un nouveau départ, c'est la joie des petits bonheurs du quotidien, vivre le présent, prendre conscience de ses limites, apprécier la nature, la beauté des choses, surtout ne pas s'affliger.  C'est aller de l'avant et aussi et surtout découvrir que l'écriture est un refuge, un exécutoire.  La naissance  d'une écrivaine.  ♥.

Blog de Nath




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